Carte Postale
- 2010-09-03
Coursiers à vélo Paris et Banlieue
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Des compétences pointues pour un service performant.
Cela fait déjà un certain temps que nous voulions vous présenter notre dernière recrue : Thom. Le mois d’août tombe à pic car Thom a été le seul coursier à ne pas avoir pris de vacances et a donc été la sentinelle de Cycl’air a avoir enchainé la plupart des courses dans les rues calmes de Paris. Pas bête comme choix (de travailler/rouler quand les autres se reposent) car, comme lui-même, le dit “cela permet de se ressourcer tout en restant actif, car les jours d’extrême rush viendront sans faute !”.
Outre sa passion pour le métier de coursier à vélo, Thom est un excellent sérigraphiste. Son activité artistique, il la développe dans le projet Re-Cycle (seule enseigne 100% issue de la culture des coursiers à vélo parisiens). Une certitude avec Thom : Art et Course à vélo font bon ménage chez Cycl’air.
Nous avons évoqué lors de la précédente nouvelle quelques informations sur la participation de nos coursiers aux Championnats Français des Coursiers à Vélo (FFCMC 2010). Nous avons parlé de la performance d’Ali “Le Mutant” au Keirin. Nous profitons de l’occasion pour publier un post qui illustre ce moment mémorable. Cette excellente photo a été prise par notre ami, collaborateur et incontournable photographe des évènements de coursiers à vélo à Paris : le grand Wai.

Les 2nd championnats de France de coursiers à vélo se sont déroulés à Paris le 18 juillet dernier.
Cycl’air a apporté son soutien financier à cet évènement qui a réuni plus de 100 coursiers venus de toute l’europe.
L’équipe Cycl’air composée d’Ali, Hattara, Juan, Thom, Victor et Yorick a répondu présent sur tous les évènements du week-end.
Saluons la performance de Victor qui prend la deuxième place du classement général de la course principale ainsi que celle d’Ali qui a nettement dominé la concurrence en remportant le Keirin (seule épreuve de vitesse effectuée dans la circulation parisienne!).

Notre ami Kazu, créateur de la griffe Nari/Frui, a quitté quelques jours ses bureaux tokyoïtes pour nous rendre visite.
L’occasion de nombreuses découvertes et rencontres.
Un sympatique ride “touristique” à travers Paris a été immortalisé par les clichés de notre photographe favori, Kawai Ryosuke.
Sur ces photos, on peut apercevoir le Helmz, un vélo entièrement dessiné et conçu par Kazu, et fabriqué par Bridgestone.
Cycl’air teste actuellement en exclusivité mondiale les deux uniques exemplaires sortis du Japon.
A l’occasion de la journée de la Terre, qui a fêté cette année ses 40 ans, un journaliste stagiaire du CFPJ a rencontré Juan Osorio (”une personne qui œuvre pour le respect de l’environnement” selon Charly ) co-fondateur de Cycl’air. Nous partageons avec vous l’intégralité du texte rédigé par Charly Le Gal :
Mercredi. 14 h 09. Parvis de l’Opéra Garnier. Paris. 9e. Maillot écarlate, mains gantées solidement agrippées au guidon d’un vélo de course rouge flambant neuf, chaussures en toile noire à scratchs fixées aux pieds et casquette à courte visière vissée sur la tête, le cycliste balaie du regard la foule sous des lunettes de soleil à écran panoramique. Malgré les apparences, ce jeune homme n’est pas un champion de vélo qui à perdu le peloton de vue en participant à une course dans les rues de Paris. Ce jeune homme c’est Juan Osorio, gérant associé de la société Cycl’air, qui emploie des coursiers à vélo. Une entreprise en pleine expansion.
« Je suis coursier et chef d’entreprise », lance t-il. En janvier 2008, Yorick Croiset crée Cycl’air. En quelques mois, les clients se multiplient et le chef de la jeune entreprise a besoin de bras et… de mollets. A l’époque, Juan s’occupe du volet environnemental d’une société concurrente. L’environnement c’est son truc. A 21 ans, il a quitté sa ville natale de Mexico pour venir l’étudier à l’Université de Nanterre. Séduit par la proposition, il rejoint Cycl’air. Immédiatement, il met en place l’Ecomobilis. « Un dispositif environnemental qui calcule les économies de CO2 qu’on a effectué et on en informe nos clients, explique t-il. Ils ont de ce fait une visibilité sur le contenu environnemental de notre société. » Et ça marche. Fort de son succès, la société parisienne a embauché le mois dernier deux nouveaux cyclistes. Six coursiers travaillent aujourd’hui à Cycl’air. « On n’a pas le temps de former les nouveaux. On prend des personnes expérimentées. Pas forcément des champions. Mais on leur demande de bien se débrouiller sur les deux roues. » Si le personnage est original, c’est encore mieux. A l’image de Hattara, une des deux nouvelles recrues, qui est originaire de Finlande. Evoluant sur un vélo Brooklin (pignon fixe), il est considéré comme un des meilleurs coursiers à vélo d’Europe. Le meilleur pour certains.
Dans le milieu des coursiers, la concurrence est rude. Les engins motorisés (motos, scooter, etc.) sont les rois sur la route. Mais le vélo a des arguments à faire valoir. D’abord l’aspect environnemental. « C’est ce qui séduit une majorité de clients », argue Juan. Mais pas seulement. « Le vélo offre beaucoup plus de flexibilité. On est rapidement en mouvement. De plus, on peut se faufiler partout et dans une grande ville comme Paris. On est les plus rapides. » D’autant que depuis quelque temps, les couloirs de bus leur sont accessibles. « On gagne un temps considérable », ajoute le coursier.
Le vélo a toujours fait partie de sa vie. « J’ai commencé par le BMX, puis je me suis mis au VTT. Et j’ai participé à quelques compétitions au Mexique. » Alors à 36 ans, parcourir plus de 110 km par jours sur le pavé parisien ne lui pose aucun souci. Surtout qu’il s’est attaché à cette ville. « Paris, c’est la plus belle capitale du monde, lâche t-il. Jamais je ne bougerais d’ici. »
Voilà une question que les personnes qui ne connaissent pas Cycl’air se posent quand ils nous rencontrent. “Cela doit nuire à votre image” nous dit-on. La réalité est toute autre : ça marche très bien.
Le fait est que, depuis la création de Cycl’air, c’est avec un mobile que nous recevons tous nos appels. C’est ainsi qu’aujourd’hui transitent plus de 200 communications télephonqiues quotidiennement. C’est ainsi que nous gérons notre équipe de coursiers. C’est ainsi que nous avons dépassé la barre des 100 clients réguliers.
Si au début de Cycl’air nous avons choisi de travailler avec un portable pour être “au four et au moulin”, nous avons aujourd’hui décidé d’entretenir ce système de fonctionnement pour le bien de notre efficacité et … de notre identité ! En réalité (nous avons fait une petite étude comportementale sur cette question auprès de notre clientèle), le portable est le moyen de communication le plus efficace dans notre secteur d’activité. Tout d’abord, nos clients apprécient échapper aux “0 800 …” et leurs interminables temps d’attente. Ensuite, une fois la communication établie, le client est en direct avec un des deux associés (bruitage urbain garanti !) qui lui transmet à tout moment des informations réelles et concrètes (là encore, ça change du centre d’appel situé on ne sais pas où). Cet aspect “humain” et de “proximité” s’impose comme une valeur unanimement appréciée.
Certes, le client est rassuré grâce au portable (qui lui permet d’avoir un suivi du pli en direct) mais c’est un détail. L’essentiel pour Cycl’air est le respect des délais de livraison. Le fait est que du côté des délais le problème n’existe pas. Alors, n’hésitez pas à nous appeler au 06 28 25 60 06 !
Après Karolina la “super-organisée” et Hattara “le missile” voilà Ali “le mutant” qui arrive dans l’équipe Cycl’air ! Avec 6 ans d’expérience dans la course à vélo en Allemagne (Ali est allemand) et aux Pays Bas, Ali a décidé de sillonner Paris et sa banlieue sous les couleurs de Cycl’air. Il faut dire qu’il a fait forte impression lors de sa première semaine de travail. Bien qu’il ne connaisse pas trop l’agglomération parisienne, il a réussi à assurer les délais des course dans des temps record ! Ce n’est pas par hasard qu’Ali est installé au top 20 européen des coursiers à vélo. A la question : “Ce n’est pas trop dur de faire tant de km en une journée dans une ville inconnue ?” Il s’est contenté de répondre : “En première partie de matinée, j’ai bien aimé le trajet Pantin- 8ème-13ème- Issy-Bercy-La Défense-Pantin, c’était cool !”. Les clients de Cycl’air peuvent se frotter les mains…
Salomé Kiner est une journaliste qui travaille pour le plus que respectable Global Mag d’ARTE. Elle nous a contacté et a cité l’un des nôtres dans son article. A vrai dire, nous avons beaucoup aimé ce qu’elle a écrit. Nous avons donc décidé d’en partager un extrait avec vous : “…Au cardiogramme, ajoutez la passion. Juan Osorio Alor est doctorant en « stratégie environnementale et réalité urbaine » appliquée au cas de la course à vélo. En 2008, il s’associe à Yorick Croiset pour créer Cycl’air. Deux ans plus tard, la structure fonctionne à pleins tubes : ils ont recruté trois livreurs et citent L’Oréal, Etam, GDF Suez ou La Fondation pour la recherche sur la biodiversité pour clients. « C’est une alternative qui plaît beaucoup aux entreprises: le métier est jeune, les livreurs sont motivés, et tout le monde a conscience de faire partie d’un projet alternatif, porteur et responsable », raconte Juan, qui siffle un expresso entre deux courses. Avec Cycl’air, il est de tous les combats : sur leur site, il a mis en place l’Ecomobilis, un dispositif de calcul des rejets de CO2 économisés. Il est aussi vice-président de la joyeuse Panamessagers, l’ association des coursiers à vélo parisiens – ici, point d’austérité syndicale, mais le QG des vrais riders. Engageante et engagée, la petite boîte qui monte soutient même une équipe de polo-bike: un maillet, un terrain, une balle, quelques vélos et trois copains, c’est LE sport urbain des bicyclophiles…” Photo : Michel Varin.
Lisez Salomé Kiner!
Ces derniers temps, les échanges entre Paris et Tokyo (voir image) ont été très intenses. Entre autres raisons (car nous avons de nombreux projets en commum), il y a la réalisation du deuxième maillot Nari-Furi / Cycl’air. Cette fois, le maillot marque les deux ans de l’excellent partenariat que Cycl’air entretient avec cette incontournable enseigne tokyoïde de la scène “bikemessenger”. Ce que nous pouvons vous dévoiler pour l’instant, c’est qu’on arrive bientôt à la phase finale de création du maillot et qu’il sera, encore une fois, en édition limitée. Avis aux amateurs : réservez dès maintenant le vôtre car ces maillots risquent de partir comme des petits pains!